Pixelnumerique
Sur ces quelques pages, vous pourrez retrouver une sélection de mes photos réalisées ça et là. Plaisir d'offrir et d'échanger et, si possible, vous montrer de belles choses... Vos commentaires devraient me permettre de savoir si l'objectif est atteint...
Et si vous voulez en savoir comment j'ai découvert la photo, c'est ici.
L'actualité de Pixelnumerique
Carnet de vacances - Août 2010 - Jour 1 - Bonus

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A l'instar des productions cinématographiques avec les sorties cinéma, dvd, blu-ray, blu-ray collector, dvd director's cut et autres variations, je vous propose de revenir un instant sur le "Jour 1".

Morceau d'ambre sorti de terre, lumière intérieure, translucidité, cette petite variété d'escargot ne cesse de m'étonner...

A bientôt !
Cédric.


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Carnet de vacances - Août 2010 - Jour 2

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Poursuivons le récit de mes aventures estivales...

Je le précise, mes vacances ne sont pas uniquement consacrées à des sorties photo. Comme tout bon touriste qui se respecte, il m'arrive également de fréquenter les Parcs d'Attractions. Il en est un renommé à Antibes, "Marineland", consacré comme son nom l'indique au monde marin.

Ce billet retrace donc donc ma visite. Au contraire de précédents, il sera plus bref car il n'y a, je pense, pas forcément grand-chose à en dire qui justifie l'intérêt du lecteur que vous êtes. Le parc n'est pas inintéressant en soi mais, à part quelques possibles portraits d'animaux (pour lesquels j'éprouve toujours une certaine affection), il revêt à mon idée peu d'intérêt pour le photographe. Mais, événement, cette année marque le 40ème anniversaire de la fondation du parc. A ce titre, deux spectacles nocturnes ont lieu chaque jour. L'un met en scène des dauphins tandis que le second met en avant des orques. Voilà qui me semblait prometteur...


Action
Il fait nuit noire désormais. L'éclairage est chiche, il me faut employer les gros moyens. Quels gros moyens allez-vous me dire ? Et bien ceux de mon nouveau boitier ! :-) Ben, oui, j'avoue, le plan B (cf les épisodes précédents pour comprendre la référence) a consisté à me racheter un Canon 7D après que mon 40D se soit lâchement défilé quelques jours avant mon départ en vacances.
Canon 7D ? Canon 5D MkII ? Choix cornélien qui s'est porté vers le première option qui s'avérait correspondre davantage à mon profil photographique. Sans compter que, techniquement parlant, le 7D a une longueur d'avance sur son aîné.
Bref, le 7D, avec sa propension (encore un mot savant !) à monter dans les "zizos" doit pouvoir m'aider à réussir quelques clichés, car le challenge se révèle de taille. Lumière chiche, je l'ai dit, donc :
- montée à 6400Isos ! (la montée à 12.800Isos était possible mais je n'étais pas à ce point désespéré)
- sous-exposition de 1/3 à 1L pour gagner en vitesse (en prenant le pari que la sous-exposition pourra être "rattrapée" en post-traitement)
-> après quelques essais, le constat est toujours inquiétant : j'arrive péniblement (avec l'ouverture minimale du Canon 100-400mm : 4.5 - 5.6) à atteindre les 1/40s, un peu plus à certains moments mais rien de miraculeux. En conclusion : mission impossible pour photographier des sujets en mouvement.
Mes craintes se sont hélas confirmées : le spectacle des Dauphins n'a rien donné. Rien en tout cas de montrable sur ces pages (ces photos rejoindront l'album "Souvenirs de vacances").



Voit, vise, déclenche
Ces nombreux déchets existent aussi parce que, outre les problèmes d'exposition, il faut pouvoir cadrer correctement, faire la mise au point puis déclencher. Simple au premier abord, ce sont les bases de la photo... Mais il faut considérer que le bassin où évolue ces véritables torpilles est relativement vaste et que l'on ne sait jamais où ils vont surgir.
Comme je ne veux pas cadrer large pour être au coeur de l'action (je n'aime pas trop les photos d'ambiance à la "Tata ginette"), je ne peux conserver l'oeil dans le viseur. D'autant plus que balayer la surface du bassin dans le viseur veut dire que, inévitablement, les dauphins vont surgir à un autre endroit.
Partant de là, passage à une autre technique : l'oeil près du viseur, je surveille l'ensemble du bassin de "visu" et, lorsque les dauphins surgissent, je glisse l'oeil dans le viseur (au sens figuré, heeiiin ?!), cadre, fait la mise au point, shoote.


Shootez Willy
Le spectacle des Dauphins et terminé. Le clou de ce journée devrait être le spectacle nocturne des Orques.

Là, j'évite soigneusement les tribunes pour me trouver un endroit qui me donnera un meilleur angle. Au ras de l'eau, je suis en quelque sorte avec eux, dans l'eau.
Les conditions d'éclairage sont meilleures (je peux atteindre le 1/200s) mais très changeantes. Les cônes de lumière peuvent être forts par moment, occasionnant un contraste violent et une forte sur-exposition : poubelle...
Le réflexe est donc de sous-exposer mais parfois la lumière est de nouveau légère, occasionnant une forte sous-exposition : poubelle...
Le post-traitement ne peut rien faire dans ces cas, même avec un fichier RAW, car une lumière grillée restera grillée (poubelle...) tandis que booster une sous-exposition ne fera qu'augmenter le bruit en conséquence, et, partant d'un négatif (numérique) à 6400Isos, le phénomène n'en est que plus marqué (poubelle...).

Si j'insiste sur ces difficultés d'exposition et de cadrage c'est pour dire que, contrairement à la légende populaire, l'appareil ne fait pas tout. Certes, les merveilles de technologie disponibles aujourd'hui sur le marché grand public sont une aide considérable mais elles ne peuvent pas tout. Pratiquer, imaginer et concevoir sa photo avant même la prise de vue, connaître son matériel (ses forces et faiblesses) fait partie intégrante du savoir-faire du photographe. Et c'est seulement à cette condition que l'on pourra trouver, également avec un peu de chance, quelques petites perles au fond de la musette.

Ces deux séances, et notamment la dernière, furent un plaisir. Devant les conditions difficiles, c'était une sorte de défi que de ne pas revenir bredouille.
Pari réussi je crois car ma Classe légendaire associée à mes talents de Photographe innés (bah, si je ne me lance pas de fleurs, qui le fera ? :-)) ont permis tout de même d'obtenir quelques clichés fort intéressants à mon goût. Notamment avec ceux deux images qui, à défaut d'être inédites, restent pour le moins originales (et là, je suis sérieux...). La satisfaction du devoir accompli est toujours un sentiment agréable :-)

Sur ce, je file mettre en mots le "Jour 3" !


Cédric.
PS : Bonne rentrée aux élèves, étudiants et professeurs !



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Carnet de vacances - Août 2010 - Jour 1 - Appendices

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Bonjour,

Je ne vous ai pas tout montré conçernant mon premier périple aoûtien :-)
Je vous livre donc un premier appendice que, j'espère, vous apprécierez.

Je reste bien sûr friand de tout commentaire (dont les critiques) pouvant m'aider à me perfectionner ou tout simplement pour répondre à vos questions. A vous de jouer ! :-)

A+,
Cédric.


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Carnet de vacances - Août 2010 - Jour 1 - Suite

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Seconde étape

Fréquemment, et bien plus souvent encore pendant ces vacances (je vous dirai le pourquoi dans la suite de ce carnet de voyage), l'envie me prend de voir ce qu'il y a derrière un arbre, un rocher, après le prochain virage. Le désir de découvrir l'inconnu, une réminiscence de la Conquête de l'Ouest pourrait-on croire.

La chance appartient également aux audacieux. Ou plutôt à ceux qui se lèvent tôt. Pour deux raisons principales : la première est que cela donne du temps pour ces découvertes (et ceci sans pour autant que je sacrifie l'esprit de famille : ma fille et ma femme dormant probablement encore, nous ne passons pas nos vacances chacun de notre coin ;-)), la seconde tient surtout au fait que l'on se sent seul, ce lever de soleil n'appartient qu'à nous, je suis seul à contempler la naissance de l'Astre salvateur, à admirer des paysages dont la beauté qui dépassent nos capacités de description.

Les méandres de la route peuvent m'amener à bien des endroits mais je cherche irrésistiblement la route qui me guidera vers l'endroit idéal, vers la Lumière.

Cette fois-ci, certaines traces de civilisation (autrement dit, des panneaux indicateurs...) me font rejoindre le village de Gréolières les Neiges. Celui-ci m'apparaît encaissé au fond d'une petite vallée mais ne crée pas l'envie de m'y rendre. Il me faudra bientôt prendre le chemin du retour et j'estime ne pas réussir de cliché intéressant. Ce n'est que partie remise, j'en suis sûr. Pour vous raconter un peu comment mes sorties se déroulent, vous devez savoir que si je parcoure un certain nombre de kilomètres en voiture, les pauses sont très fréquentes. Je route deux kilomètres, me gare sur le bas-côté, descend de voiture, prélève l'appareil dans le coffre de la voiture et rode un peu dans les environs. Une seule photo (il m'arrive de prendre des photos juste pour le côté "souvenir"), plusieurs, ou je reste sur place plusieurs dizaines de minutes ou heure(s). Et ainsi de suite. Nouvelle itération : je range précieusement le matos dans le coffre, monte dans la voiture, roule deux kilomètres, etc, etc. Gréolières les Neiges était une de ces étapes.


Wahouu !

Quelques centaines de mètres avant de faire demi-tour à Gréolières, un superbe écureuil roux ayant entendu le son mélodieux d'un diesel en approche est pris à rebrousse... poil et rebrousse... chemin (en clair, il fait demi-tour alors qu'il traversait la route). J'ai le temps de le voir, le panache de sa queue en l'air, dans cette course légère et agile qui caractérise les individus de son espèce.
L'ayant dépassé puis fait demi-tour à mon tour, voilà donc une occasion de le voir à nouveau. Je m'approche donc lentement (je suis toujours en voiture, hein ?), le diesel au ralenti cette fois-ci, au cas où il serait sur le bord de la chaussée attendant que je passe avant de traverser.
Mais, comme dirait l'autre :
- "Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu.
- Mais bien sûr..."
Fi d'écureuil, le p'tit rouquin s'en est allé casser quelques noisettes en attendant que le secteur soit plus calme. Frustré, j'appuie sur le champignon pour l'intoxiquer de mes fumées (ça lui apprendra) et m'en vais, rageur, trouver un sujet de confiance (nan, j'déconne, vous m'avez pas pris au sérieux j'espère ?)

Je regarde à gauche, à droite, devant, dans le rétro (toujours regarder derrière soi : à aller systématiquement de l'avant on s'éloigne (mwhaha, sans blague !) et le point de vue peut finalement s'être "matérialisé" dans notre dos), devant. Rien. Je poursuis la route. Coup de frein ! Là, sur la droite, une trouée que j'ai dépassé !
Ni une ni deux, je freine, si ce n'est brutalement, rapidement (appelez-moi Colt Seavers !). Même pas un regard dans le rétro avant de piler (même pas peur !), je venais de le faire quelques secondes avant, d'où le fait que j'ai loupé la trouée.
Marche arrière, je braque les roues, marche avant, je me gare. Je sors de voiture, m'avance d'un pas tranquille vers le bord de la trouée, et là : "Wahouu !" (si mes souvenirs sont bons, le mot était plus imagé, mais bon, restons descent...). La pâmoison me saisit (ça vous épate tant de vocabulaire, n'est-il pas ?). Je reste sur place, immobile, me gavant les rétines du spectacle majestueux qui s'offre à moi. La surprise est d'autant plus grande que je m'imaginais pas un seule instant que la route que j'arpentai surplombait ce paysage. Je dois à la chance, et à une attention accrue, d'avoir remarqué une légère dépression sur la route et d'avoir choisi de m'arrêter.

La vue est à 180% tandis que l'angle de champ du SIGMA 10-20 mm F3,5 DC EX HSM (allez-y, expirez, lentement) n'est que de 102%. Plus que jamais, il me sera difficile de rendre compte de l'impression de gigantisme et d'espace que je ressens. D'autant plus que j'ai décidé de ne pas m'encombrer de ma tête panoramique cette quinzaine pour privilégier le retour à la simplicité et la spontanéité. J'y reviendrai bien sûr, mais j'aime varier les plaisirs.

Repu, ou presque, devant le spectacle, je retourne à la voiture chercher le matériel. Je m'applique : évite les parasites sur le bord du cadre (merci le viseur 100% ! (Vous aurez remarqué l'indice concernant le plan B !)), évite les zones d'ombre pour obtenir une différence dans zones claires et foncées qui ne soit pas trop violente, soigne l'horizontalité de l'horizon (photo penchée, photo à recadrer !) et appuie avec respect et douceur sur le déclencheur.
Ouf ! Au moins une dans la boite (de nos jours, on devrait plutôt dire "sur la carte" : certaines expressions ont la vie dure). L'émotion passée, je me sens libéré et renouvelle l'expérience en variant cadrage, orientation et exposition.

Je me dis que le paysage doit être plus spectaculaire une heure ou deux plus tôt, au lever du soleil (mais là, pour le coup, c'est rapé pour aujourd'hui, je ne peux pas être à deux endroits à la fois - je n'ai pas le don d'ubiquité (ne faites pas attention, c'est juste pour vous épater une nouvelle fois avec des mots savants). Comment s'en assurer ? Devant vos yeux ébahis (si, si), je m'en vais vous confier le-truc-de-la-mort-qui-tue. Comment savoir où le soleil se lève ? A l'Est me direz-vous. Certes. Mais ce n'est pas pour autant que je sais le trouver à coup sûr.
Des propositions ?
J'ai une cervelle de pigeon qui me permet de trouver le Nord à chaque fois ? Non (Holà, ça suffit les remarques désobligeantes !). En même temps, ça pourrait être pratique dans certaines occasions : j'habite Lille, dans le Nooorrrd :-)
J'ai une girouette greffée sur le haut du crâne ? Perdu.
Alors ? Pas d'idée pour cette question à 0.02€ ?
Tut tutt, je n'ai aucune implantation bionique d'aucune sorte qui ferait que je serai attiré (physiquement !) par le Nord Magnétique. Gniiiiiiinn, pas bon.
Z'auriez pas penser à une boussole ? Bien oui, évidemment... Mais là, vous vous dites : il est complément azimuté (Mwarf : humouur !), il se promène avec une boussole à longueur de journée. Et moi de faire référence à un Normand que je connais bien : "Oui, mais non".

Allez, j'arrête ce suspens digne des meilleurs épisodes de Derrick (oui, je sais, après "L'Homme qui tombe à pic", je ne relève pas le niveau. Que voulez-vous, chacun ses références) : en réalité, il y a 2-3 ans de cela, je me suis acheté une montre. J'ai pris soin à ce moment-là de choisir un modèle qui incorporait une boussole. CQFD. Simple, non ? Donc, je ne me promène pas à proprement dire avec une boussole à longueur de journée, mais je peux, d'un simple revers de poignet que j'exécute avec classe et brio, savoir de quel côté le soleil se lèvera demain. En fonction du panorama et du potentiel supposé, il peut alors me prendre l'envie de revenir spécialement pour une séance photo.
Autre astuce (Huggy les bons tuyaux, c'est moi !), si le panorama est intéressant et sera éclairé par la lumière rasante venue de l'Ouest, c'est qu'il faut préférer la séance en soirée :-)

Peut-être qu'une illustration sera plus parlante :


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Retour au bercail

Ca y est, il est l'heure de rentrer. Je ne sais si je pourrais trouver d'autres "spots" intéressants aujourd'hui mais le soleil est de toute façon trop haut, la lumière déjà trop dure. Une petite heure de route, et je pourrai prendre l'apéritif, confortablement assis. Il sera toujours tant de se faire une idée des clichés sur le portable, même si je n'aurai confiance dans la qualité des photos qu'une fois les vacances terminées, de retour à la maison (le rendu des couleurs et du traitement n'est en effet pas fidèle sur l'écran du portable). Je reste donc prudent, pour éviter les désillusions.


Flashback

Pour faire écho au(x) remarque(s) du précédent billet, et puisque j'ai un peu de matière, je renouvelle ma proposition escargolesque avec une nouvelle prise. Pas de plus gros plan pour l'instant car j'ai vraiment un faible, moi-aussi, pour les teintes et l'ambiance générale des deux photos désormais présentées. Pas tout à fait photo en couleurs, pas tout à fait photo en N&B, nous sommes à la croisée des chemins. Merci à vous, rosée du matin et lumière rasante du début du jour. On pourrait regretter la netteté perfectible mais, à la réflexion, c'est mieux ainsi. Cela confère à mon sens un douceur plus grande, une certaine poésie. J'aime l'idée de ce qui pourrait être un long, long voyage entrepris par ce minuscule être vers la Lumière, irrésistible...



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Demain ?

Je me suis levé tôt aujourd'hui. Est-ce que je me lève tôt également demain. Si oui, pour aller où ?



La suite au prochain épisode...
Carnet de vacances - Août 2010 - Jour 1

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04h24...

Le réveil sonne. Tôt. A l'heure où le commun des mortels dort encore à poings fermés. Le duvet est chaud, comme il serait facile de rester couché, ou de se dire "encore 5 minutes". Pourtant, hors de question, je veux profiter des opportunités données par les vacances pour enfin faire un peu de photo (le sommeil attendra). Belle démonstration de motivation, c'est indéniable. Même moi, je m'impressionne.

Pour une fois, les lieux de mes expéditions ont été (plus ou moins) préparés. Donc, aujourd'hui direction le Col de Vence et, partant de là, probablement sur d'autres chemins de traverses - une part d'improvisation est toujours souhaitable, à tout le moins souhaitée (j'aime laisser une certaine place à la chance, sans cela, le charme de la découverte serait rompu). L'idée maîtresse est néanmoins de photographier le lever du soleil depuis les hauteurs de Vence (et vive-versa). Par la suite, quelques photos macro sont toujours possibles car, à force de photographier les grands espaces, j'en arrive par oublier le monde de l'infiniment petit...

Le temps d'un brin de toilette (pas le temps de faire dans la fioriture, je maximise le temps de sommeil), je monte dans la voiture (voiture que j'ai pris soin d'aller garer à l'extérieur de la résidence car le parking est fermé la nuit... Qui osera encore dire que je ne prépare pas minutieusement mes sorties ? Hum ?!) et me mets en route.



Destination atteinte

Une quarantaine de minutes plus tard, me voici sur les hauteurs de Vence. Je dois mentionner le fait qu'il n'est pas toujours simple d'évoluer sur des routes de montagnes inconnues, et dans l'obscurité totale (certes, j'ai de la lumière à la voiture, mais des virages en épingle successifs, c'est différent d'une longue ligne droite). Bref, les routes de montagnes sont évidemment sinueuses, il convient d'être prudent en conduisant. Je le suis....

Une fois sur place, l'obscurité est encore complète. Logique puisque je veux photographier les premiers lueurs du jour, ce qui est plutôt difficile si je suis sur place après une agréable grasse matinée. J'enfile mes chaussures de marche (je sais le sol très rocailleux, ce n'est pas le moment de se pulvériser une cheville, surtout vu l'endroit désert et l'heure : le laitier est encore en train de traire ses vaches), mets une veste (l'atmosphère est plus frisquée sur les hauteurs), n'oublie pas mon petit déjeuner (mwais, on aura l'occasion d'en reparler) et ajuste enfin mon sac sur le dos. J'avance donc prudemment (euh, pour la lampe de poche, ce sera pour la prochaine fois, elle ne faisait pas partie de ma "check-list"...) pour rejoindre le site et me placer plein Est (pour les lever de soleil, on admet communément que c'est le point cardinal à viser). Le temps de buter à moitié sur une tente de bitniks en goguette, me voici enfin à un endroit qui me semble bien exposé.

Trépied en extension, le boitier solidement arrimé à sa rotule, je suis paré à déclencher au moindre rayon de soleil qui osera se montrer à moi (je ferai remarquer au(x) lecteur(x) que, nonobstant l'absence d'une lampe torche, l'installation du matériel s'est faite sans encombre : connaître son matériel sur le bout des doigts est de toute façon un pré-requis crucial dans bon nombre de situations). Les premières lueurs du jour font leur apparition, quand le soleil n'est pas encore visible mais que l'obscurité du ciel recule pour laisser place à des teintes subtiles et changeantes. Il est cependant encore trop tôt pour déclencher. Joie du randonneur qui se lève tôt, d'ici le moment fatidique, j'ai tout le loisir d'être frigorifié (manifestement, la veste n'est pas assez chaude). Je me lance donc dans une séance de gymnastique improvisée : sautillements sur place, activation de la circulation du sang dans les mains - je me réchauffe assez rapidement je dois dire, même au niveau des jambes (je vous ai dit que j'étais en short ?).



Prélude

Ca y est, le bal est ouvert (mais où-est donc ma cavalière ?!), il fait maintenant suffisamment jour pour tenter quelques poses plus ou moins longues et juger du résultat sur l'écran du boitier (là, évidemmenent, interrogation du(es) lecteur(s) attentif(s) et fidèle(s) : "Mais, n'avait-il pas dit que son boitier avait lâché ? A-t-il donc trouvé un plan B ?". Arrêtez de vous ronger les ongles, laisser l'angoisse retomber : oui, le plan B a été un succès. Je vous en reparlerai tantôt). Que disais-je ? Oui, ca y est, donc, voilà les premiers shoots qui se déroule comme prévu. L'ambiance est toujours trop sombre pour procurer des résultats satisfaisants. Le moment opportun ne devrait cependant pas tarder.

Préparer une sortie photo, c'est aussi, quelque part, avoir une idée pré-conçue de la photo souhaitée. Et, avec de la chance, ce peut être aussi l'occasion de saisir la photo "parfaite", celle dont on est fier, où la lumière sera à nulle autre pareille. En somme, une photo qui vaudra sans conteste un tirage papier (c'est un peu mon critère de qualité, tout à fait personnel et probablement erroné). A tout le moins, ma prétention est de ne pas revenir bredouille, du genre carte mémoire remplie (plus ou moins partiellement) mais avec un contenu sans intérêt. Cela m'est arrivé, cela m'arrivera encore (à quelques reprises, je suis même rentré sur un score vierge : aucune photo prise) mais si je consent à me lever tôt, me déplacer, etc, c'est pour optimiser mes chances.

Voici donc un extrait de cette séance. Ce cliché vaut-il un tirage ?


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Du kilomètre au millimètre

Ma série de photos au grand angle est maintenant terminé. Je pense avoir fait du mieux que je pouvais en fonction des possibilités et de mes compétences. Différentes options sont possibles mais comme cela fait bien longtemps que je ne me suis essayé à la macro, tentons la chose. 100 mm macro vissé, je courbe l'échine et me mets donc en quête de sujets coopératifs pour une nouvelle séance. Le plateau où je me situe est relativement aride et ne trouve dans un premier temps que des criquets, de toutes espèces, certes, mais les clichés que j'obtiens sont davantage "anatomiques" qu'"artistiques". Alors que je suis sur le point d'abonner à trouver un sujet vraiment tentant, j'observe comme de minuscules cônes sur une pierre. A vrai dire, je suis surpris. Ces escargots, car il semble bien que ce soit ça, me font plutôt penser à des coquillages de mer. Surprise donc, car je me serais attendu à les voir en bord de mer... Passé le moment de la découverte, je me mets à l'ouvrage. La mise au point est réellement difficile car, même au rapport 1:1, ce minuscule fragment de vie n'occupe qu'une partie limitée du viseur. C'est dans ces occasions que l'on constate combien la main peut trembler, Ice Man ce n'est pas moi, à mon grand regret (ça me fait penser, et j'en ai mal au portefeuille d'avance, que je dois penser à me renseigner sur le "nouveau" 100mm f/2.8 L IS USM de chez Canon...). Heureusement pour moi, on ne peut pas dire qu'ils soient très rapides.

Là aussi, j'essaye de profiter un maximum de l'instant, de tirer le maximum de mon matériel et des conditions, tout en ne perdant pas de vue l'aspect artistique (c'est celui-là qui prévaut sur tout le reste, on s'en doute). Ce cliché-là a retenu mon attention. Pour la lumière rasante, le contraste et la transparence. Pas forcément à dose égale, mais pour leur tout.


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Seconde étape

Les escargots s'en sont allés. J'aurai voulu prolonger la séance mais je n'ai pas voulu m'éterniser (je vous raconterai). Deux options s'offrent à moi : retourner au camp de base par là ou je suis venu, ou voir ce qu'il y a de l'autre côté du sommet. Cotoyer l'inconnu, aller vers la découverte. Je choisis la dernière. Ce que j'y ai trouvé ? Je vous en parlerai bientôt...



Post-scriptum

Pour la petite histoire, non, je n'ai pas vu ni croisé de quelconque OVNI/UFO sur le Col de Vence, pourtant réputé pour ses phénomènes para-normaux. La vérité doit être ailleurs...

Blog par DotClear, modifié par Cédric Fockeu
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